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Germaine Laoust-Chantréaux : Le tissage et ses usages (Maroc).

 

Tissages, usages... Le matériau ethnographique présenté ici est lié à l’étude menée par G. Laoust-Chantréaux sur les tissages du Moyen-Atlas occidental et, plus particulièrement, de la confédération des Beni-Mguild (Maroc) au début des années 1940.

Il s’agit d’un sous-fonds d’archives nommé « Tissages marocains » composé de données de collectes de terrain (images, termes techniques, classement, analyse…) qui ont servi à la publication de deux articles dans la revue Hespéris[1].

L'analyse des tissages envisagés ici « portent la marque d'une tradition rurale, spécifiquement berbère » et nomade, et restitue une partie de la culture matérielle entre autres liée à l’univers de la tente. « Les productions de cette industrie familiale sont très diverses. Elles répondent aux besoins essentiels d'une population transhumante, en même temps qu'elles font le seul luxe de l’habitation. Ce sont, tout d'abord, les différentes parties de la tente ; le matériel de couchage : nattes, tapis, coussins, couvertures de toutes sortes ; l'habillement : burnous, djellâba, châle de femme... ; le harnachement des chevaux et des bêtes de somme : couverture de selle, sac d'arçon, musette, sac de transport, bât ; les sacs dans lesquels les femmes enferment leurs affaires personnelles, enfin des nattes de prière. Ceci représente - mis à part les ustensiles de cuisine - presque tout le mobilier du nomade.» [G. Chantréaux, "Les tissages décorés chez les Beni Mguild", Hespéris, 1945, T. XXXIII, p. 20.]. 


[1] - "Notes sur un procédé de tissage", Hespéris, 1946, T. XXXIII, 1er-2e trim.estre, p. 65-82 ; "Les tissages décorés chez les Beni Mguild", Hespéris, 1945, T. XXXIII, p. 19-43. ​