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Laoust-Chantréaux, Germaine

Voile – châle – fichu de tête


​​​adġaġ ;tizakwin ; aferwa ; ariwal; addal
 

Adġaġ 

« Grand carré de lainage blanc orné de pompons en ses quatre coins. Un bandeau noir qui ceint la tête, le maintient en place. C’est un voile réservé aux femmes mariées. »[1]
Chez les Aït Abdallah l’adġaġ est « teint mi-partie en noir et ses gros pompons, tintsatsin ont été trempés dans le henné. Les femmes les relèvent fréquemment sur la tête en nouant les quatre coins de l’adġaġ ce qui forme cette pittoresque coiffure. »[2]

 

 

Chez les Issaffène le « voile de tête à pompons est de cotonnade bleue comme l’izar et se nomme tizakwin » Il se porte pendant ou relevé, pompons attachés.[3] Il voile la face.

Chez les femmes de Tagmgout de l’oued Tata la tizkawin est remplacé par l’aferwal, bleu ou noir, à franges légères.[4]

A Tiznit le voile de tête est l’addal de « cotonnade noire ou bleue, ornée sur les bords de broderies de tons vifs, ressemble à l’aferwal de Tagmout »[5]

De son passage à Tizzi Ida ou Baloul (Oued Agga) De Foucauld note :

« Les femmes sont vêtues de laine blanche et portent sur la tête un voile spécial au pays : c’est une pièce rectangulaire de laine noire ayant un mètre de long, avec un gland noir à chaque coin. Elles s’en couvrent le visage dès qu’elles aperçoivent un homme »[6]

Idem chez les Issafen, les Iberqaqen, les Ilalen.

Notes



[1] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 41, « Femme des Ida ou Kensous», Édisud, 2000, p. 35.
[2] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 42, « Femme des Aït Abdallah », Édisud, 2000, pp. 35-36.
[3] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 43, « Femmes des Issaffène », Édisud, 2000, p. 36.
[4] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 44, « Femme de tagmout chantant l’ahwach », Édisud, 2000, p. 37.
[5] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 47, « Femme de Tiznit portant l’amendil », Edisud, 2000, p. 39.
[6] Foucauld, Charles de, Reconnaissance au Maroc, Paris, Challamel, 1888, p. 174.