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Laoust-Chantréaux, Germaine

Grand voile enveloppant couvrant la tête


luqnaʿ ; taḥaikt ; ḥaik ; amendil ; amelḥaf; baṭṭaniya
Porté par les femmes du sud marocain (Sous, Anti-Atlas, Bani Sargho...).
Ce voile de 12 coudées ½ sur 3 est en général de cotonnade bleue plus rarement en laine blanche, ou même laine et soie. Les femmes le revêtent lorsqu’elles sortent. Celui de laine est porté l’hiver.
Les femmes de Tiznit portent sur la tête l’amendil blanc léger de laine et coton[1]. Celui-ci est assez court et arrive à mi-corps
La baṭṭaniya est une longue pièce de lainage épais (1,80 x 5,50 environ) semblable au ḥaik mais drapée de façon plus négligée. Elle est mise sur les épaules puis les 2 angles supérieurs sont rejetés successivement sur la tête.[2]
Amelḥaf :

« A Taroudant, petite agglomération arabe au cœur du pays chleuh, le tamelaft est un compromis entre l’izar des Berbères….et le haïk en usage dans les villes ; il remplace à lui seul ces deux éléments du vêtement. Le tamelaft est fait de cotonnade noire »[3]

« Le costume d’extérieur des citadines marocaines est d’une grande simplicité. Toutes les femmes s’enveloppent dans le ḥaik, vaste pièce de lainage d’environ cinq mètres sur un mètre soixante, qui voile les formes du corps et les traits du visage (…) Le ḥaik peut être de lainage fin, de lainage grenu, ḥaik mharbel, ou de laine et soie, ḥaik šaʿra »[4]

 



[1] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 47, « Femmes de Tiznit portant l’amendil », Édisud, 2000.
[2] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche A, Fig. 11 à 15, Édisud, 2000.
[3] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 7, « Citadine de Taroudant drapée dans le tamelḥaft », Édisud, 2000, p. 7.
[4] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 6, « Citadine Citadine drapée dans le ḥaik », Édisud, 2000, p. 7.