Connexion

Laoust-Chantréaux, Germaine

Vêtement enveloppant drapé autour du corps


taḥaikt; amizar (izar); aḥran; ksa; ahiddim (?); aʿban; afaggo

Ce vêtement n’est composé que d’une seule pièce de tissage drapée autour du corps longue de 12 coudées large de 3 coudées environ.

Il n’est plus porté par les hommes comme pouvait encore l’observer Edmond Doutté en 1901[1] mais il reste un peu partout le vêtement principal des femmes.

Il est généralement en laine tissée ou en coton bouclé (Beni Mguild), remplacé l’été et dans les régions du Sud par une pièce de cotonnade blanche ou d’indigo (amelḥaf izar).

Ce tissage est toujours sobrement décoré en bordure, particulièrement le long des lisières, les étroites bandes décorées rappellent alors les motifs caractéristiques des châles de femmes connus dans la région (chez les Beni Mguild, les Beni Waraïn). Il peut être peint chez les Aït Saoun du Drâa, les Aït Ameur, les Znofsa, les Aït Douchahen, par exemple, ou être décoré de floquets comme dans le Sous.

La répartition de ce vêtement est générale.

L’aʿban des Aït Jellidasen est une simple couverture de laine très épaisse dans laquelle les femmes se drapent l’hiver.

Le gna voile Almoravide des Msouffa (note Besancenot[2]) est en cotonnade bleue.

La tamizart des Aït Haddidou portée pendant l’été est finement rayée de noir, blanc et bleu.

En hiver elles portent la taškunt (sorte de haïk enveloppant)

« La taškunt est très remarquable par la qualité de son décor. La longue pièce de lainage est traversée de deux larges bandes violet, rouge, lesquelles, une fois le haik drapé, épousent la ligne du corps. D’abondantes mèches de laine s’échappent de chaque côté »[3]



 


[1] Doutté Edmond, Merrâkech, Paris, Comité du Maroc, p. 250.
 
 
 
[2] Besancenot Jean, Costumes du Marocroc, Édisud, 2000, 208 p.
[3] Besancenot Jean, Costumes du Maroc, Planche 27 « Femme des Aït Haddidou », Édisud, 2000, p. 26.