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Laoust-Chantréaux, Germaine

Sacs à vêtements


Tarḥalt
Employé chez les transhumants du Maroc central, il fait partie du mobilier de la tente. Au moment des déplacements saisonniers les femmes y serrent leurs vêtements. Comme tous les autres tissages des Beni Mguild, les tarḥalt sont en général décorée de dessins losangiques ou de chevrons de coton blanc sur fond de laine sombre généralement brun. La partie qui doit former le dessus du sac est beaucoup plus décorée que l’autre partie d’égale surface unie ou rayée.
« La tarh’alt, faite d'une seule pièce, est en général un tissage très grossier (chaîne et trame sont en laine et poil de chèvre), mesurant 4 coudées en largeur et 6 coudées en hauteur. Il est plié en deux dans le sens de la longueur puis cousu suivant une ligne médiane parallèle aux lisières. Le dessous du sac est uni ou rayé; le dessus est orné de bandes de dessins très simples au coton blanc. La trame est de laine naturelle : brune ou grise. »[1]
Chez les Isklawen du Nord et de la Moulouya la tarḥalt désigne un tissage de sol décoré se rapprochant sensiblement de l’agennau.
 

 

[1] Chantréaux Germaine, Les tissages décorés chez les Béni-Mguild, Hespéris, 1945, p. 27.