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Laoust-Chantréaux, Germaine

Couvertures de chevaux


taġammust (Beni Mguild); tahotaït (Emile Laoust) Beni Mguild ? ou Beni Msri ? 
 
 
Chez les Beni Mguild :

« De dimensions assez réduites (4 coudées sur 2, ou, tout au plus, 6 coudées sur 3) la tagammust est un tissage des plus fins et d’une technique très soignée (60 fils au dcm). La délicatesse du travail s’accentue encore à l’ouest du territoire Beni Mguild, comme chez les Zaïan et les Zemmour, où il devient d’une remarquable perfection. Les dessins cependant, disparaissent parfois sous une profusion inimaginable de paillettes et de fils de soie qui dénaturent complètement les pièces. »[1]

La décoration de la taġammust « ne diffère guère par sa composition de l’agennau et de la tarḥalt. Les bandes décorées de tissage ras se répètent également sur toute la surface de la pièce. Cependant celle-ci est parfois limitée près des lisières, par deux motifs verticaux, soulignant par-là une tendance à l’encadrement qui, comme pour l’aḥerbel, n’est pas spécifiquement berbère.

Les dessins apparaissent en blanc sur un fond toujours sombre : brun ou rouge. 

 Couverture de cheval (Zemmour) Couverture de cheval (Zemmour) Couverture de cheval (Zemmour)
 
 

[1] Chantréaux Germaine, Les tissages décorés chez les Béni-Mguild, Hespéris, 1945, p. 26.