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Laoust-Chantréaux, Germaine

Coussins


tattakt; tattait, pl. tattayin

 

« Les coussins (tattakt et tattait, pl. tattayin) sont de dimensions variables. La longueur, le plus souvent, est le double de la largeur (80 cm. sur 40 cm.) ; elle en est rarement le triple (1m. 50 sur 0m. 50). Les coussins sont toujours faits, de deux pièces de tissu assemblées par une passementerie ; ils ne présentent donc jamais, à l'envers, d'ouverture médiane comme on le remarque sur les « oussâda » du Djebel-Amour ou du Mzab tissés d'une seule pièce. Le dessous du coussin présente des raies alternées de deux ou trois couleurs : bleu-rouge, noir-rouge ou noir-jaune-rouge. Les tissages les plus soignés offrent même, sur cette face, un semis de petits dessins très simples, de coton blanc. Le dessus du coussin est entièrement décoré d'un large chevron ou de motifs losangiques. Les grandes 1ignes du dessin sont en coton blanc, agrémentées, de quelques points de laine de couleurs claires. Le tout se détache sur un fond brun ou brique. Ces coussins des Beni-Mguild, qui, par leur décoration, ressemblent si étrangement à ceux de l'Aurès [1] , en diffèrent par leurs teintes plus sobres.[2] ».

 

 


[1] Gaudry, M., La femme chaouïa de l’Aurès, Étude de sociologie berbère, Paris, P. Geuthner, 1929, Pl. XXXI.
[2] Chantréaux Germaine, Les tissages décorés chez les Béni-Mguild, Héspéris, 1945, p. 24.